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La terre est bleue comme une orange…

La terre est bleue comme une orange Jamais une erreur les mots ne mentent pas Ils ne vous donnent plus à chanter Au tour des baisers de s’entendre Les fous et les amours Elle sa bouche d’alliance Tous les secrets

Joachim du Bellay – Défense et illustration de la langue française (1549)

Chapitre XII. Exhortation aux Français d’écrire en leur langue, avec les louanges de la France Donc, s’il est ainsi que de notre temps les astres, comme d’un commun accord, ont par une heureuse influence conspiré en l’honneur et accroissement de

Le Horla – Guy de Maupassant

5 juillet. – Ai-je perdu la raison ? Ce qui s’est passé, ce que j’ai vu la nuit dernière est tellement étrange, que ma tête s’égare quand j’y songe ! Comme je le fais maintenant chaque soir, j’avais fermé ma

Alphonse ALLAIS – L’Affaire Blaireau

La plus violente douleur qu’on puisse éprouver, certes, est la perte d’un enfant pour une mère, et la perte de la mère pour un homme. Cela est violent, terrible, cela bouleverse et déchire; mais on guérit de ces catastrophes comme

Bel astre voyageur

À La Comète de 1861 Bel astre voyageur, hôte qui nous arrives Des profondeurs du ciel et qu’on n’attendait pas, Où vas-tu ? Quel dessein pousse vers nous tes pas ? Toi qui vogues au large en cette mer sans

« Liberté » (j’écris ton nom)

 Sur mes cahiers d’écolier Sur mon pupitre et les arbres Sur le sable sur la neige J’écris ton nom Sur toutes les pages lues Sur toutes les pages blanches Pierre sang papier ou cendre J’écris ton nom Sur les images

Bénies soient les femmes…

Chanson \ »Bénies soient les femmes\ » (D. LAvoie)    Ils arrachent la terre A la terre à leurs pieds Ils tracent des frontières Pour se les disputer Ils sèchent les rivières Brûlent bois et forêts Font l’été de l’hiver Inversent les

Océan mer

  « Et puis la vie, elle ne se passe pas comme tu imagines. Elle va son chemin. Et toi le tien. Et ce n’est pas le même chemin. Alors… Ce n’est pas que je voulais être heureuse, non. Je voulais…

« Une petite robe de fête »

  « Je vous reconnaissais. Vous étiez celle qui dort tout au fond du printemps, sous les feuillages jamais éteints du rêve. Je vous devinais depuis longtemps déjà, dans la fraîcheur d’une promenade, dans le bon air des grands livres ou